Journal de la 501ème #3 Terre brûlée

TERRE BRULÉE

OCTOBRE 3054

«Alors que la situation sur Clayton se compliquait, le Colonel Naxos avait eu vent de possibles survivants sur Crusader, planète où se situait la base de l’Euclid Independent Forces. Nous n’étions pas prêts à entendre l’objectif de la prochaine mission qui allait nous être confié… Quel enfer en y repensant…

L’ordre était clair, supprimer toutes vies sur l’emplacement de la base de l’E.I.F, sans distinction, sans aucune pitié… Il ne fallait plus aucune trace de l’E.I.F. Dans les rangs, je me souviens que ça discutait pas mal de cette mission, n’était-ce pas exagéré ? Que ferions-nous des civils ? Qui a imposé cet ordre ? Le Commander Sheppard, était-il au courant de cette mission ?

Malencontreusement, j’ai appris ultérieurement que cette mission avait été organisée dans le dos de Sheppard et Triellis…

Trois pelotons de la 501ème avaient été rassemblés pour cette mission, je faisais partie de l’une d’entre elle. Sur Crusader, l’ambiance était extrêmement étrange, nous nous sommes stationné non loin des ruines encore calcinées du vaisseau qui s’était écrasé sur l’ancienne ville où la base de l’E.I.F s’était établie. De la fumée partout, des flammes, une odeur macabre, un silence de mort, j’en ai encore la nausée aujourd’hui, et pourtant, je suis habitué à constater des choses insupportables au commun des mortels.

Zone en ruine de Crusader

Mes souvenirs sont précis, je peux raconter cela aujourd’hui comme si le film défilait devant mes yeux, les trois pelotons avaient encerclé la zone. En arrivant, nous détections des signes de vie, environ une vingtaine, nous ne savions pas s’ils étaient armés et hostiles. Mais l’ordre de mission était de ne laisser aucun survivant.

Des tirs, des cris et le silence, il ne resta plus rien après notre passage, uniquement une terre brûlée et des morts, victimes d’une guerre qu’ils n’avaient peut-être pas choisie. Qu’ai-je fait ce jour-là ?

Sur le trajet retour vers Clayton, je me souviens avoir essayé de me convaincre que j’avais accompli une chose louable pour le G.S.C en supprimant les restes de E.I.F, mais j’avais malgré tout la boule au ventre… »

UN SOLDAT EXILÉ

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